Samedi 27 décembre 2008 6 27 /12 /Déc /2008 14:19

11e Conférence au sommet de l’OCi de Dakar

Des ruptures de taille dans le fonctionnement de la structure

A la veille de la tenue à Dakar, de la conférence au sommet des souverains, chefs d’états et de gouvernements de l’Organisation de la conférence islamique (Oci), les observateurs avertis avaient souhaité que la structure procède à une rupture profonde dans la démarche jusqu’ici mise en œuvre. A l’arrivée, incontestablement, l’évaluation des résultats enregistrés leur a procuré globalement satisfaction.

Car, la rencontre de Dakar a permis aux souverains, chefs d’états et de gouvernements des pays membres de l’Oci d’adopter d’importantes décisions qui mettent désormais sur les rails, une  organisation solide, efficace, dotée d’outils techniques, administratifs, scientifiques, etc., afin de faire face aux défis du millénaire. C’est dans ce sens qu’a été évalué le  Programme d’action décennal de la Oumah, adopté lors de la troisième (3e) conférence extraordinaire au sommet de La Mecque, les 5 et 6 décembre 2005. Un véritable outil de développement.

Il a été aussi question, au sommet de Dakar, de faire le point sur le Fonds de solidarité islamique destiné à la lutte contre la pauvreté, dont la création avait aussi été décidée à La Mecque, lors de la troisième conférence extraordinaire au sommet. Son capital est fixé à hauteur de 10 milliards de dollars Us, pour la première phase. Déjà, en 2005, le roi Abdallah d’Arabie saoudite y avait apporté une première contribution de 1 milliard de dollar, la Banque islamique autant, le Kuwait 5OO millions de dollars Us.

 

L’Afrique au cœur des préoccupations de l’OCI

 

Dans cette optique, l’Afrique ne sera pas en reste, dans la mesure où, au vu de la déclaration et de la résolution adoptées à Dakar, et les objectifs assignés à ces instruments de lutte contre la pauvreté, on retient que notre contient  est au cœur des préoccupations des dirigeants de la Oumah. Pourvu que les chefs d’états du continent fassent preuve de pragmatisme et d’esprit d’anticipation, en proposant des projets et programmes d’action susceptibles d’être pris en charge par la direction de l’Oci. C’est d’ailleurs sur ce terrain que Me Abdoulaye Wade, qui se veut un champion du panafricanisme, est interpelé, si l’on sait que le Sénégal préside de l’Oci pendant les trois prochaines années trois (3) ans, tant la conférence au sommet que celle des ministres des affaires étrangères  de la d’ailleurs que le président.

Tout comme, au moment où l’Afrique souffre plus que tout autre continent des effets de la crise multiforme qui secoue le monde, d’autres enjeux se dressent devant la présidence sénégalaise de l’Oci.

 

Terrorisme, mondialisation, droits de l’homme, bonne gouvernance

En jetant un coup d’œil sur la déclaration adoptée lors de la conférence islamique au sommet de Dakar, on note une volonté de prendre en charge les préoccupations afférentes à la pauvreté, au développement technologique de la Oumah, entre autres objectifs.

Dans cette optique, les dirigeants de al communauté islamique ont affirmé la volonté de faire siennes « les préoccupations de la communauté internationale, face au terrorisme » et réaffirmé le « souci constant de l’Oci de ne pas être en reste dans les actions collectives destinées à relever les défis majeurs avec lesquels les nations sont confrontées, dans le cadre de la mondialisation ». En conséquence, l’accent a été mis sur la nécessité d’accorder l’importance qui sied aux notions de droits de l’Homme et de bonne gouvernance, afin de les promouvoir continuellement dans tous les pays membres, comme éléments incontournables de progrès et d’épanouissement humains.

A cet égard, l’Oci devra d’avantage s’appuyer sur les potentielles dont sont dotés certains des états membres, pour mieux peser au plan international, et faire face efficacement aux difficultés liées à la mondialisation et qui affectent principalement les pays africains membres. Il est heureux de constater que le sommet de Dakar n’a pas occulté cette nécessité absolue, de même que le plan d’action décennal n’en a pas fait fi.

En attestent ces indications de la déclaration de Dakar : «  Nous dirigeants des Etats membres de l’Oci exprimons le souci et l’engagement faire jouer notre rôle dans la maîtrise des problèmes induits par la mondialisation », et  « réaffirmons notre volonté politique de susciter ou de soutenir toutes initiatives visant, entre autres, à combattre les catastrophes naturelles, à résoudre les défis environnementaux qui menacent l’humanité, à éradiquer la pauvreté, à participer pleinement à la campagne mondiale pour résorber la fracture numérique, notamment, par des contributions volontaires, à faire face à la question lancinante de l’Energie, facteur vital de développement, ainsi qu’à la promotion de la femme, de la et de l’enfant, donc de la famille, devenue une exigence majeure de société ».

 

Appui aux minorités islamiques et à l’Afrique

 

 

De la 10e conférence islamique au sommet de Putrajaya (La Malaisie) en passant par la 35 conférence islamique des ministres des affaires étrangères de Sanaa (Yémen), et celle de Jeddah (Arabie saoudite), au sommet extraordinaire de MAkka Al Moukarramah et celui de Dakar, les questions volontés sus-exprimées ont été la dominante des travaux. En la matière, l’Organisation de la conférence islamique, ne compte pas moins s’occuper des minorités  musulmanes. A cet effet, elle compte mettre en œuvre l’esprit de solidarité, d’entre aide et de soutien à son prochain, facteurs essentiels des enseignements de la Sharia et de la Souynah De sorte que, comme le stipule des dispositions du programme d’action décennal qui explique que « la coopération intra-islamique, dans les domaines de compétence que couvrent les trois Comités permanents de l’Oci, est un devoir impérieux que dictent à la fois ces enseignements et les exigences nouvelles du développement, dont nos Etats doivent tirer profit des avantages et identifier les effets pervers, notamment au plan de la culture islamique, afin de les combattre avec efficacité ».

A telle enseigne que la rencontre de Dakar souligne « la pleine  conscience de ce devoir, dont l’accomplissement doit être constamment sous-tendu par le concept de solidarité islamique ». C’est la raison pour laquelle la mise en œuvre des objectifs assignés au Pad , surtout au volet coopération à tous égards, par la mobilisation aussi bien des pouvoirs publics que du secteur privé, dont le rôle capital dans la réalisation de cette vaste entreprise de coopération intra-islamique est devenu une évidence.

Dans ce cadre la situation de l’Afrique a particulièrement retenu l’attention de toutes les composantes de l’Oci. Sachant que les uns et les autres sont convaincus que les problèmes de pauvreté préoccupants avec lesquels continent africain est confronté doivent absolument susciter un élan de solidarité retentissant du reste de la Oummah islamique, du fait des immenses ressources et potentialités économiques dont regorgent un bon nombre d’états.

D’où l’urgente nécessité d’exécuter Islamique, des dispositions contenues dans le Programme d’action décennal et relatives à l’appui au développement et à la lutte contre la pauvreté en Afrique.

Dans cette direction, il est à relever que le sommet de Dakar a retenu d’inscrire, « parmi les priorités de l’Action islamique commune, l’allègement, par les Etats membres créanciers, des dettes bilatérales et multilatérales des pays africains à faibles revenus membres de l’Organisation de la conférence islamique, d’autant que, selon le programme d’Action Décennal, « une attention particulière doit être accordée à l’Afrique, qui est la région la plus affectée par la pauvreté, les maladies, l’analphabétisme, la famine et le poids de la dette ».

Dans ce dessein, les souverains, chefs d’&états et de gouvernements de l’Oci précisent que « cet allègement doit être opéré dans des proportions et des délais tenant compte du lourd fardeau de la dette dans les économies africaines ».

Dans la même dynamique de solidarité et d’entre aide, ils ont engagé les Etats à apporter leur contribution, dans les meilleurs délais, au Fonds spécial de solidarité islamique logé à la Banque islamique de développement (Bid), pour que son capital fixé à 10 milliards de dollars Us.

Néanmoins, les états islamiques les plus nantis, précisément ceux qui produisent du pétrole et du gaz, sont interpellés en ces temps où l’Afrique est le continent le plus touché par la crise alimentaire qui sévit partout. Parce qu’ils ont la clé de la cause principale de ce phénomène : la montée vertigineuse et sans ralenti du prix du baril de pétrole. En quoi faisant ? En accordant un traitement de faveur pour les pays pauvres d’Afrique (et d’ailleurs) dans la vente de la roche  précieuse. Pas de gratuité ; mais leur accorder un tarif préférentiel au nom de la solidarité islamique et des échéances de payement conformes à la situation de chaque état bénéficiaire.

C’es là que réside l’interpellation très pertinente faite aux états arabes nantis par M. Samba Fall, alors ministre de la Jeunesses et des affaires islamiques de la République de La Gambie, à la 35e conférence islamiques des ministres des affaires étrangères à Sanaa (Yémen). M.> Fall avait dit : « Je m’adresse à vous frères en Islam ; arrêtez de placer vos biens et d’investir dans les pays nantis ; au nom de la solidarité islamique qui nous réunit ici, venez investir et aider les pays africains dont les populations se noient dans les affres la pauvreté ». Cette interpellation du DR Samba Fall vaut son pesant d’or, aujourd’hui, où la plupart des pays africains sont rudement éprouvées par une situation dont leurs gouvernants ont du mal à trouver des solutions, parce que ne maîtrisant pas l’une des causes : la distribution du principal facteur de production qu’est le pétrole.

En conséquence, le président Abdoulaye Wade qui a toujours revendiqué un panafricanisme soutenu et son adhésion à l’idée d’un gouvernement du vieux continent, est interpellé à plus d’un titre : il est le président en exercice de l’Oci, donc chargé de l’exécutif de la structure. Il lui incombe alors, de tout mettre en œuvre pour que l’engagement de la 11e conférence islamique au sommet à appuyer la lutte contre la pauvreté dans les états membres.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Abdoul Hamid
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Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /Nov /2008 14:14

 

 

Mensonges, médisance, calomnie, violences verbales…

Serigne Moustapha Cissé dénonce et interpelle les chefs religieux

 

 Par Khaly Abdoul Hamid Alioune Tall

 

L’édition 2008 du Mawlid (Gamou), anniversaire de la venue au mondedu Prophète Muhammad (SAws) a vécu. La manifestation a offert l’opportunité à son Excellence l’Ambassadeur El hadj Moustapha Cissé, khalife de Tafsir Abdou Birane Cisé, dont maître d’œuvre de l’organisation, d’interpeller les chefs religieux surtout, afin qu’ils prennent leurs responsabilités face à la situation qui caractérise la vie en société dans notre pays.

Situation marquée par ce qu’on pourrait appeler « une idéologie du mensonge, la médisance, la calomnie, la mise en mal des uns et des autres, un verbiage inutile, une campagne électoral permanente du côté des acteurs politiques, etc.

C’était aussi l’occasion pour des milliers de personnes de se ressourcer aux valeurs incarnées et  enseignées par le parrain de cette manifestation de  haute portée spirituelle, culturelle, éducationnelle, cultuelle et sociale, le Sceau des prophètes (Saws).

Ce Dernier, qui a reçu la Révélation, a su, avec le brio, compétence et détermination, relayer le message du Tout Puissant.

De telle sorte que, comme l’a expliqué, dans un sermon lu en arabe et traduit en wolof et en français, « le principal objectif visé par l’initiateur du Mawlid de Pire, est de replonger les participants, voire l’ensemble de la Oumah, dans ce qu’ont été la vie et l’œuvre de celui dont on célébrait la naissance.

De lui, et El hadj Moustapha Cissé l’a rappelé d’entrée dans son message, Dieu a dit « Nous T‘avons envoyé que pour Miséricorde pour les univers ».

Dans cette optique, le khalife de Tafsir Abdou Birane Cissé, initiateur du Mawlid de Pire, a précisé qu’il ne s’agissait simplement de célébrer la naissance d’un être humain, mais l’important dans cette démarche est de nous imprégner des valeurs irremplaçables que le Messager d’Allah nous a édictées dans son le mémorable sermon prononcé sur le mont Arafat, lors de son dernier pèlerinage ». Et Serigne Moustapha de citer l’Elu de Dieu : « J’ai été envoyé pour parfaire les bonnes vertus ». Aussi, il a rappelle que le Sceau des prophètes a intimé aux croyants de « s’en tenir strictement aux principes de l’Islam qui doivent être leurs références, non seulement sur le plan spirituel, mais aussi dans leurs comportements de tous les jours ».  Ce qui suppose, pour le musulman, une soumission totale à Dieu, l’observation globale des prescriptions de la Charia, notamment en ce qui concerne la justice, la tolérance, le respect d’autrui, le dialogue inter religieux, entre religions révélées évidemment. Relativement à ce dernier volet des prescriptions de Dieu, EL hadj Mustapha Cissé a précisé que : « Dieu nous dit dans le Saint Coran : Allah ne vous interdit pas d’être bons avec ceux qui respectent votre religion et qui ne vos chassent pas de vos foyers. Soyez justes ; Dieu aime ceux qui sont justes » (Sourate l’Epreuve, verset 7)

En outre Serigne Pire a rappelé que « l’Islam bannit la violence, qu’elle soit physique ou verbale. Il interdit la médisance, la calomnie, le mensonge ». A cet effet il convoque le verset 60 de la Sourate Al Imraan (la Famille d’Imraan) : « malédictions de Dieu sur les menteurs ».

Sur la base des paroles du Créateur sus-citées, le khalife des Cissé relève avec amertume et indignation que « toute le monde est convaincu que nous ne sommes pas en phase avec les recommandations et injonctions de Dieu. Car, « la médisance et le mensonge sont les principaux moyens des hypocrites et des opportunistes pour se positionner et parvenir à leurs ambitions personnelles ».

Au plan politique, l’ambassadeur Cissé se désole de ce que « des dérapages inacceptables sont devenus monnaie courante par le fait d’un égoïsme qui ne dit pas son nom ». de sorte que, ajoute-t-il, « au Sénégal on ne peut plus travailler plus tranquillement parce que nous vivons dans une campagne électorale permanente que rien ne justifie ». En outre, le khalife fait noter qu’au sein des partis politiques, les tendances et clans se comptent en grands nombre ont pour conséquence des déchirements et divisions  à cause d’ambitions inavouées ».     

Et pire encore, il déplore que des « irresponsables vont jusqu’à bafouer les institutions, y compris le président de la République, clé de voute des institutions, incarnation et symbole de la nation, à qui l’on doit respect absolu net considération ». Or, il dit avec force que Dieu nous intime dans le Saint Coran : « Oh ! Vous qui croyez ! Obéissez à Dieu et au Prophète et à ceux d’entre vous qui détiennent l’autorité » (Sourate « les femmes », Verset 59). A cet égard ilo a offert l’exmple de Seydyl hadj Malick Sy (Rta) qui ne cessait jamais de rabâcher ; ayoons des égards à l’endroit des détenteurs bde l’autorité et prions pour qu’ils soient en paix ; car s’ils n’ont pas la paix nous n’en auront pas ».

En conséquence, il a vivement interpelé les chefs religieux afin qu’ils jouent pleinement le rôle d’éducation citoyenne, d’éveil d’alerte et de conscientisation des masses qui est le leur.

Le marabout a vivement remercié le président Wade et son gouvernement pour avoir mis en œuvre des moyens exceptionnels pour la réussite du Gamou.

Auparavant, le gouverneur de la région de Thiès quia conduit la délégation des pouvoirs publics avait livré le message du président Wade.
Le dernier mot est revenu à Serigne Abdoul Aziz Sy A’Tijaani, porte parole de la famille Sy de Tivaouane  qui a prié pour tout le monde après avoir positivement apprécié le sermon de Serigne Moustapha surtout en qui concerne le mensonge, la calomnie, la médisance et les dérives verbales.

Signalons que le président de l’Anoci, Karim Wade, s’est fait représenté par une importante délégation conduite par le ministre Amadou Tidiane Wone. Ce que le khalife a magnifié et a félicité M. Wade pour la fabuleux travail réalisé à l’occasion de la tenue du Sommet de l’Oci.

 

 

 

 

Par Abdoul Hamid
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 22:21

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